Les animaux ne nous appartiennent pas et nous n’avons pas à les utiliser pour nos expérimentations, notre nourriture, nos vêtements ou nos divertissements, ni à leur faire subir la moindre autre forme de maltraitance.

URGENT : près de 9 poules par m² – agissez maintenant contre un projet d’élevage de 40 000 poules pondeuses

À Crévy dans le Morbihan, un projet a été soumis pour la création et l’exploitation d’un élevage de 40 000 poules « pondeuses ». Dans le cadre de la consultation publique relative à la demande présentée par l’entreprise, ajoutez votre voix à notre pétition afin de vous opposer à ce projet d’élevage industriel. 

© Jo-Anne McArthur / We Animals

Les poules et poulets élevés pour leurs œufs et leur chair subissent un mode d’élevage encore plus intensif que tous les autres animaux. À peine éclos, les poussins sont envoyés dans d’immenses hangars surpeuplés où des milliers d’oiseaux sont entassés et nombreux sont ceux qui y souffrent de blessures, de maladies ou qui y meurent. Ils n’ont presque jamais l’occasion d’adopter un comportement naturel, comme chercher de la nourriture, se rouler dans la poussière et se socialiser. Beaucoup perdent leurs plumes en raison du stress lié à l’enfermement, et l’ammoniac provenant de l’accumulation des déchets peut causer divers problèmes de santé, notamment des problèmes respiratoires et des conjonctivites. 

Une fois que sa production d’œufs commence à diminuer (généralement lorsqu’elle a un peu plus d’un an), une poule devient moins rentable pour l’éleveur et elle est envoyée à l’abattoir. Les oiseaux sont violemment jetés dans des caisses et subissent un voyage stressant et terrifiant vers l’abattoir. Là, ils sont attachés par les pattes et suspendus à l’envers. Ils sont ensuite étourdis au CO2, par une décharge électrique directement à la tête ou par passage dans un bain d’eau électrifiée, avant d’être égorgés et plongés dans des réservoirs d’eau bouillante servant à les plumer. De nombreux poulets, mal étourdis, sont toujours conscients lorsqu’on leur tranche la gorge.

Si ce projet voyait le jour, des dizaines de milliers d’oiseaux se verraient refuser la possibilité de faire ce qui est naturel et important pour eux, comme explorer leur environnement, se gratter, picorer pour trouver de la nourriture ou construire un nid pour leur progéniture. Dans la nature, les poules vivent jusqu’à 12 ans, mais celles-ci seront envoyés à l’abattoir après quelques mois d’une vie passée dans une grande promiscuité et des conditions pitoyables. 

En 2026, alors que 84 % des Français jugent la cause animale importante (sondage IFOP de 2021), il est inacceptable que de tels projets voient le jour. Les poules sont des animaux sociaux, curieux et intelligents : selon les scientifiques, elles sont capables d’appréhender ]les relations de cause à effet et ont conscience, lorsqu’on leur cache des objets, que ceux-ci existent toujours. À cet égard, leurs aptitudes cognitives sont plus élevées que celles des jeunes enfants humains.

En plus de causer de terribles souffrances aux animaux, l’élevage envisagé aurait également un effet négatif sur l’environnement et la communauté environnante. De nombreuses personnes de la région se sont déjà prononcées contre cette proposition cruelle.

Joignez-vous à elles en signant aujourd’hui notre pétition adressée au préfet du Morbihan.

Monsieur le Préfet,

Nous vous écrivons dans le cadre de la consultation publique concernant la demande de l’EARL LES COCOTTES A PATOU, dont le siège social est situé 7, avenue du Crévy 56460 Val d’Oust, qui souhaite créer et exploiter un élevage de poules pondeuses pouvant accueillir jusqu’à 40 000 animaux simultanément. Nous vous prions de bien vouloir prendre en compte les objections suivantes à cette demande :

-    L’exploitation et les parcelles exploitées sont localisées en Zone Vulnérable (ZV), c’est-à-dire un territoire sensible aux pollutions par les nitrates d'origine agricole. L’implantation d’une nouvelle exploitation entraînera une augmentation conséquente de la pollution. Elle risque d’avoir un impact négatif sur la qualité de l’air et ferait encourir un risque à la santé humaine, à la faune et à l’environnement. La production de déjections est estimée à 440 tonnes par an, ce qui produira jusqu’à 17 600 kg d’azote et autant de phosphore chaque année. L’élevage produira de grandes quantités de litière de volaille, qui serait transportée hors site et pourrait fuir ou être renversée et contaminer la zone environnante. 
-    Les déjections des animaux dégagent de l’ammoniac, qui est lui-même précurseur de particules fines. Ces particules sont à l’origine d’un nombre important de décès prématurés. Dans des élevages industriels, plus la concentration d’animaux est grande, plus le taux d’ammoniac rejeté dans l’air va être important. Ce dernier est cumulatif et cet élevage se situe dans une zone où les émissions et concentrations d’ammoniac sont déjà très élevées. Selon une injonction de l’Europe, la France devra baisser ses émissions d'ammoniac d’ici 2030, ce genre de projet va cependant clairement à l’encontre de cette directive. 
-    L’agriculture animale est l’une des principales causes de la catastrophe climatique et représente 18 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ce qui, selon certains scientifiques, est plus que toutes les formes de transport combinées. L’augmentation des canicules entraine en outre une surmortalité dans les élevages. Selon la filière volaille, lors de l’épisode de juin de cette année, environ 3 millions d’oiseaux sont morts dans les élevages français, principalement dans l’ouest de la France. Des élevages ont perdu jusqu’à 10 000 volailles en une nuit (notamment dans les Côtes d’Armor).
-    Ces élevages sont des points chauds pour les zoonoses : la souche H5N1 de la grippe aviaire est originaire des oies d’élevage et a ensuite infecté les poulets élevés pour la viande et les œufs. Certaines souches de la grippe aviaire peuvent être transmises des oiseaux aux humains, et les plus mortelles d’entre elles, H5N1 et H7N9, ont tué des centaines de personnes dans le monde. L’installation proposée serait un terrain propice à la grippe aviaire et présenterait un risque immense pour la santé publique. Pour la saison actuelle, qui s’étend d’août 2025 à fin juillet 2026, 125 foyers ont déjà été recensés dans des élevages commerciaux, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’oiseaux abattus. En 2022, ce sont des dizaines de millions de volailles qui avaient dues être mise à mort. Il est impératif que des installations comme celle-ci ne soient plus construites ou agrandies en France.
-    Les exploitations agricoles entraînent de fortes odeurs et du bruit qui pourraient déranger les résidents locaux et avoir un impact négatif sur leur qualité de vie : le bruit permanent des animaux, la distribution d’aliments deux fois par jour, la ventilation motorisée et les camions en transit (pour l’arrivée et l’enlèvement des animaux morts ou vivants, l’enlèvement des effluents, la livraison d’aliments, le remplissage de silo…) etc.  
-    Selon les données fournies par l’éleveur, « la surface d’élevage au sol du poulailler sera de 2374 m². La mise en place d’une volière permettra d’atteindre une surface utilisable par les animaux de 4666 m² », soit 8,6 oiseaux/m². Les conditions de vie des poules seront concentrationnaires, avec seulement l’équivalent d’un carré de 30 centimètres de côté par poule.  
-    Nous vous prions de prendre en compte le fait que les poules sont des animaux intelligents et sociaux qui peuvent ressentir la douleur et la détresse. Jusqu’à 40 000 oiseaux seraient entassés dans ce bâtiment. Les animaux se verraient refuser la possibilité de faire quoi que ce soit qui soit naturel et important pour eux, comme explorer leurs environs, se gratter, picorer pour trouver de la nourriture et construire des nids pour leur progéniture. Les poules vivent naturellement jusqu’à 12 ans, mais celles-ci sont envoyées à l’abattoir après un an de vie dans une grande promiscuité et des conditions pitoyables.  

Ce projet d’élevage intensif nuira à l’environnement, à la santé publique et au bien-être animal. Il s’inscrit à rebours des attentes des citoyens et des engagements climatiques et écologiques de la France. Nous espérons que vous prendrez en compte nos objections, ainsi que celles de la communauté locale, et que vous rejetterez cette demande. 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées. 

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